Antibiotique : la mise à mort de la flore intestinale

Qu’est-ce qu’un antibiotique?

C’est une molécule qui détruit ou bloque la croissance des bactéries. Elle est utilisée uniquement en cas d’infection bactérienne et n’a aucun effet sur les infections virales, ne pénétrant pas dans la cellule. Cessons donc de traiter la grippe et les angines virales avec des anti-bios, par pitié.

Son effet sur les bactéries est efficace, qu’elles soient bonnes (flore intestinale/vaginale/autres) ou mauvaises (agents pathogènes), voila pourquoi il est important de préserver sa flore intacte pendant et après un traitement antibiotique. La prise de probiotiques pendant le traitement ne rentre pas en conflit avec celui-ci. Pour une semaine de traitement, compter 1 mois de probiotiques.

Définition de l’OMS d’un probiotique :
Ce sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantité adéquate, produisent un bénéfice pour la santé de l’hôte.

Les probiotiques doivent répondre à six caractéristiques physiologiques :

  • Innocuité totale : un probiotique ne doit pas être nocif pour l’organisme et ne doit présenter aucun risque pour la santé.
  • Origine humaine : les souches bactériennes entrant dans la composition d’un probiotique sont des bactéries habituellement retrouvées dans la flore intestinale de l’homme. D’où la violente polémiques des doses ACTIMEL de Danone, issues de souches animales, données aux races bovines pour les engraisser, provoquant chez l’homme diabète et obésité !! (depuis retirée de la vente!)
  • Survie au cours du transit digestif : les micro-organismes probiotiques doivent être capables de survivre jusqu’à leur arrivée dans l’intestin où ils exerceront leurs effets bénéfiques sur la flore intestinale. Ils doivent donc présenter une résistance naturelle élevée à l’attaque gastrique acide et aux sels biliaires.
  • Activité antimicrobienne : pour jouer son rôle d’amélioration de l’écosystème intestinal, un bon probiotique doit être capable d’inhiber localement le développement des germes indésirables.
  • Capacité à s’établir dans la flore endogène et survie dans l’écosystème intestinal : il est important que les probiotiques puissent s’adhérer aux cellules ou au mucus de la paroi intestinale même de façon transitoire, d’une part pour faciliter la colonisation du tube digestif, d’autre part pour obtenir un « effet barrière » optimal contre l’invasion de la muqueuse intestinale par des bactéries pathogènes (Je vous renvoie au régime Seignalet, le plus précis concernant la flore et la muqueuse du grêle).
  • Propriétés technologiques : viabilité et stabilité des micro-organismes. Un probiotique doit survivre aux différentes conditions de stockage et de conservation.
Les principales souches probiotiques :

flore-intestinale2La plupart des souches utilisées sont des lactobacilles et bifidobactéries : Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus casei; Bifidobacterium longum, bifidum… On peut se poser la question éthique du dépôt de brevet des labos sur ces souches, afin d’en “garantir l’origine et l’authenticité”, garantie donc de qualité (et les bénéfices…..)

De plus, les bactéries tuées ont causé une oxydation conséquente dans les tissus et vont devoir être évacuées, par le foie et les intestins, voila pourquoi il est important de joindre aux probiotiques, un soutien hépatique et des anti-oxydants.

Source : http://www.aly-abbara.com

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